Une nouvelle année pour de nouvelles perspectives, au service de Mbour (Par Babacar BA)

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 Depuis son accession à la souveraineté internationale, le Sénégal s’est engagé dans une option de renforcement de sa politique d’aménagement du territoire, par une évolution institutionnelle des structures en charge de l’Aménagement du Territoire et l’élaboration progressive d’outils de planification spatiale.

Pourtant, le territoire national est encore marqué par des déséquilibres territoriaux importants entre, d’une part, Dakar et les autres régions et, d’autre part, la partie Ouest et l’Est du pays, des disparités dans l’accès aux services de base notamment entre zones urbaines et zones rurales, une faible valorisation des ressources et potentialités des territoires et une capacité d’intervention limitée des collectivités territoriales.

Pour faire face à ces défis, des efforts ont été consentis dans le sens d’un approfondissement continu de la politique de décentralisation, à travers notamment deux réformes majeures, à savoir celles de 1996 et de 2013 :

– la réforme de 1996 qui a permis, entre autres, le transfert de neuf (9) domaines de compétence aux collectivités territoriales, dont l’aménagement du territoire ;

– la réforme de 2013, dite « Acte III de la décentralisation », qui vise à organiser le Sénégal « en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable ».

Ces réformes ont été confortées par les options fondamentales du Plan Sénégal émergent (PSE) qui prévoit l’élaboration et la mise en oeuvre du Plan National d’Aménagement et de Développement Territorial (PNADT).Pour tirer les leçons des difficultés de mise en oeuvre du Plan national d’Aménagement du Territoire (PNAT), liées notamment à l’absence d’instruments juridiques, il a paru nécessaire d’encadrer le PNADT et les autres outils d’aménagement du territoire par une loi d’orientation permettant de les énoncer et de les intégrer dans le système national de planification. D’où la pertinence de la loi d’orientation pour l’aménagement et le développement durable des territoires (LOADT) qui vient d’être adoptée par le Sénégal et qui a introduit des innovations majeures, dont la création de métropoles.

Ainsi, Mbour fera partie des dix métropoles d’équilibre prévues par l’Etat. La métropole a pour objectif de valoriser les fonctions économiques, culturelles et sociales et de développer les ressources et potentialités métropolitaines. La métropole regroupe donc plusieurs communes au sein d’un espace de solidarité, avec des liens fonctionnels à promouvoir pour permettre une bonne structuration de l’espace et des établissements humains de niveaux inférieurs.

Et la métropole de Mbour sera un territoire viable, attractif et porteur de développement durable au vu des nombreuses opportunités qui s’y trouvent. En plus de reposer sur deux mamelles économiques très fortes que sont la pêche (première source de devises du Sénégal) et le tourisme, Mbour dispose d’un dynamique économique grandissant pour les secteurs de l’artisanat, du commerce et du transport interurbain. Il s’y ajoute la présence dans ce territoire de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), de la première station balnéaire de l’Afrique de l’Ouest (Saly Portudal) et du Port du futur en eaux profondes du Sénégal à Ndayane. Pour ce dernier, notre pays vient de boucler un partenariat stratégique sur les Accords relatifs à la construction du méga projet de Port du futur à Ndayane, sur 1200 hectares. Avec plus de 840 millions de dollars, pour la première phase, c’est le plus important investissement privé de l’histoire du Sénégal, pour réaliser le plus grand port multifonctionnel de l’Afrique de l’ouest, avec un tirant d’eau de 18 mètres. Et ce port sera implanté dans la métropole de Mbour en plus de la Zone Economique Spéciale de Sandiara et l’agropole déjà établis dans la métropole.

Ces nombreuses opportunités démontrent à suffisance l’impérieuse nécessité pour les élites mbouroises d’anticiper sur les mutations à venir pour accompagner l’émergence de cette métropole d’équilibre qui viendra apporter un dynamique économique et des retombées considérables pour les populations de la future métropole de Mbour.Et la Commune de Mbour doit jouer un rôle central et crucial dans ces vastes mutations socio-économiques et je suis ravi d’avoir été reçu par le Maire de Mbour et l’ensemble de son équipe pour échanger sur ces thèmes majeurs de développement socio-économique en vue de jeter les bases d’une collaboration au service exclusif de nos populations de la Métropole de Mbour.

Enfin, je voudrais remercier le Maire de Mbour Monsieur Fallou SYLLA et l’ensemble de ses équipes pour leur disponibilité et leur prédisposition à travailler ensemble, au service exclusif de Mbour et de sa future métropole. 

Babacar BA
Président Alternatives Citoyennes

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