Premier cas de virus de Marburg en Guinée : le renforcement de la surveillance aux frontières s’impose

0

L’Institut Pasteur de Dakar qui a confirmé le premier cas de virus de Marburg chez un patient guinéen suit le travail épidémiologique en cours dans ce pays pour enrayer la propagation de cet agent pathogène. Le virologue sénégalais, Ousmane Faye recommande le renforcement de la surveillance aux frontières.

Le docteur, Ousmane Faye, responsable du département de virologie de l’Institut Pasteur de Dakar fait partie de l’équipe qui a confirmé le premier cas du virus de Marburg en Afrique de l’Oust. Face aux risques de dissémination de cet agent pathogène qui a les mêmes caractéristiques que le virus Ebola, le virologue sénégalais préconise le renforcement de la surveillance. « Lors de l’épidémie d’Ebola, un dispositif a été mis en place pour des prélèvements sur les cas suspects et le suivi des cas contacts. Il est nécessaire de renforcer la surveillance aux frontières car c’est un virus très contagieux », recommande le responsable du département de virologie de l’Institut Pasteur de Dakar. Selon le spécialiste, si ce virus se propage dans les pays dans ce contexte d’épidémie, le système de santé sera davantage sous pression. « C’est un virus très dangereux qu’il faut manipuler dans les contions de biosécurité. Il faut des espaces dédiés pour la prise en charge d’éventuels malades. Déjà nos établissements sanitaires sont déjà débordés avec la pandémie de la maladie à coronavirus », a indiqué le docteur Ousmane Faye.   A lui en croire, la clé de voûte pour enrayer la propagation de ce virus, c’est de suivre les cas contacts, de les traiter précocement. Actuellement, les recherches sont en cours pour stopper la propagation de cette maladie en Guinée forestière où le malade pourrait être en contact les hôtes comme les singes et les chauves-souris. « Un travail épidémiologique est en train d’être mené sur le terrain. Nous sommes en contact avec cette équipe. La bataille qu’il faut gagner, c’est de rompre au plus vite la chaîne de transmission », avance le docteur Ousmane Faye.

Ce virus a été détecté pour la première fois à Marburg, une ville allemande en 1967. Il est classé sur le registre des virus émergents. Son apparition confirme dans une certaine mesure, la fréquence des maladies virales. « La résurgence des maladies virales est prévue à cause des modifications de l’environnement et la déforestation », explique le virologue. Après la maladie Ebola, Zika, la Covid-19, le virus de Marburg vient d’être détecté pour la première en Afrique de l’Ouest, en Guinée, précisément en Guinée forestière, dans un village de la préfecture de Guéckédou, frontalière avec le Libéria et la Sierra-Léone. L’homme infecté le 25 juillet 2021 a est décédé le 2 août 2021. Si l’on se réfère aux spécialistes, c’est une maladie qui débute de manière soudaine, avec une forte fièvre, et un éventuel par un malaise. Lors des épisodes précédents, le taux de létalité oscillait entre 24 % et 88 %. C’est pour cela que les épidémiologistes le classent sur le registre des virus virulents.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.