Investir à Poponguine avec ROYAL CHICKEN

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POPONGUINE INFO – ECONOMIE LOCALE

Deuxième numéro Investir à Poponguine

Avec Jean-Clément Loof et Hélène

La retraite venue, l’ex-conseiller municipal socialiste de Saint-Aubin-lès-Elbeuf Jean-Clément Loof a décidé de changer totalement de vie en s’installant au Sénégal, où il élève des poulets. Hormis sa famille et ses copains, il ne lui manque rien…

Venant du Nord, je suis arrivé dans la région elbeuvienne dans les années 1990, plus exacte- ment à La Saussaye où je me suis intégré à l’agglo via le monde associatif et politique. Ensuite, je suis arrivé à Saint-Aubin-lès- Elbeuf, j’ai continué mes activités politiques avec le PS (conseiller municipal à Saint-Aubin) mais aussi mes activités syndicales, jusqu’à la retraite.

Mon épouse étant originaire des îles du Cap Vert et née au Sénégal, nous sommes venus en vacances afin que je puisse dé- couvrir son pays, déjà à l’époque j’avais apprécié l’accueil des Sénégalais, je découvrais un autre monde, mais de là à nous y installer !

Fin 2014, nous sommes revenus pour les fêtes de fin d’année au Sénégal, j’y ai rencontré des gens, nous avons discuté de la vie sénégalaise et des Sénégalais. C’était la période juste après l’épidémie « Ebola » qui a fait énormément de mal au tourisme local, alors qu’il y a eu autant de malades « Ebola » au Sénégal qu’en France. J’ai eu un premier déclic, me disant pourquoi ne pas venir s’installer ici.

Je suis rentré en France le 8 janvier 2015, le lendemain de l’attentat de Charlie Hebdo, retour dans un monde cruel.

La retraite était là, mes fonctions comme conseiller municipal ainsi que de secrétaire de la section PS de Saint-Aubin me prenait un peu de temps mais pas assez et je voulais servir à quelque chose, exploiter mes connaissances acquises au fil du temps, les mettre à contribution auprès des autres.

J’ai eu envie de changer radicalement de vie, donc un jour de mars, par un matin froid et humide, j’ai réussi à décider mon épouse de changer de vie et de partir au Sénégal pour y vivre ! Lors de nos voyages, j’avais eu l’occasion de découvrir le village de Popenguine qui est situé à 70km au sud de Dakar sur la Petite Côte, donc j’ai cherché un logement provisoire dans ce village, ensuite nous avons mis toutes notre vie dans un conteneur et, après un dernier discours devant la statue de Jaurès à Caudebec-lès-Elbeuf, nous sommes arrivés à Popenguine le 3 mai, sans savoir de quoi demain serait fait.

« Je vis dans un cadre idyllique avec des gens accueillants, chaleureux et surtout très simples »

Deux ans et demi plus tard, nous avons trouvé une maison sur les hauteurs de Popenguine face à l’océan, je suis aviculteur, j’élève des poulets de chair pour une consommation locale (restaurants, particuliers, commerce) je produis environ 300 à 400 poulets par mois avec des pics à 600 lors des fêtes de fin d’année et les fêtes musulmanes. Mon épouse a, depuis peu, ouvert un Fastfood « Royalchicken » où la spécialité est le Tacos poulet, nous avons voulu ce concept afin d’apporter à la population locale une possibilité de se restaurer pour pas très cher dans un cadre sympathique. Nos activités nous permettent de faire travailler quatre personnes

Aujourd’hui je ne regrette pas ce choix, je vis dans un cadre idyllique avec des gens accueillants, chaleureux et surtout très simples, j’apporte de mon côté une organisation, une rigueur dans le travail qui leur fait défaut.
Popenguine est un village très riche culturellement, c’est un haut lieu de pèlerinage catholique avec en point d’orgue le pèlerinage de la Pentecôte. c’est un village où musulmans et chrétiens vivent en harmonie dans le respect des uns et des autres.

Je peux répondre à une question que souvent on me pose : « Qu’est ce qui te manque de la France au Sénégal ? » Ma réponse est claire : « Rien, sauf, bien entendu, la famille et les copains ».

 

LA REDACTION

 

 

 

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