Coronavirus : bilan général après 1 an de présence du virus au Sénégal

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ABDOULAYE DIOUF SARR, Ministre de la Santé et de l’Action sociale »Depuis le 02 mars 2020, la prévention et la lutte contre la covid-19 est menée, sans relâche, sous le leadership de SonExcellence Monsieur le Président de la République, Macky SALL, qui a pris les mesures appropriées et mis à la disposition du Gouvernement les moyens nécessaires pour préserver nos populations contre ce virus. Ainsi, conformément aux orientations du Chef de l’Etat, toutes les forces vives de la nation se sont mobilisées pour vaincre l’épidémie. Nos efforts conjugués ont hissé le Sénégal aux rangs des références mondiales en matière de lutte contre la Covid-19. C’est la raison pour laquelle, je réitère mes sincèresremerciements à celles et ceux qui se battent depuis 365 jours, pour freiner la propagation du virus ou prennent en charge des personnes atteintes de covid-19. Je voudrais rendre un vibrant hommage à nos vaillants personnels de santé et d’action sociale, à nos forces de défense et de sécurité, à tous les agents en première ligne dans la riposte, mais aussi à chaque citoyen éprouvé du fait de cette crise »

PR MOUSSA SEYDI, Chef Service maladies infectieuses de Fann »Douze mois se sont écoulés et la pandémie sévit toujours. Celle-ci a bouleversé nos vies, emporté des vies, assombri notre avenir et a perturbé notre économie », mais elle n’est pas invincible parce que nous avons en plus des armes classiques de prévention, la vaccination qui est incontournable pour venir à bout de cette affection. Je voudrais lancer un appel à tous nos concitoyens pour qu’ils s’engagent dans cette vaccination. Le vaccin est efficace et bien toléré. En tout état de cause, le vaccin ne tue pas, alors que la Covid-19 tue. » Dr ABDOULAYE BOUSSO du COUS »Premier cas le 2 mars 2020, aujourd’hui après 1 an jour pour jour nous sommes à :• – 34 832 cas confirmés• – 29 402 guéris soit un taux de 84 %• – 888 décès soit un taux de létalité́ 2,5%• – 453 personnel de santé touches (2 décès)• – Répartition selon le sexe : prédominance masculine : 54% et 46 %• – Trois principales comorbidités : HTA, Diabète et Cardiopathies• – Toutes les régions (14) – Tous les districts (79) touchés• – Top 5 des régions (+ 1000 cas) :• o Dakar : 21824 (62%)• o Thiès : 4336 (12%)o Diourbel : 1666 (4,7%)o Kaolack : 1540 (4,4%)o Saint-Louis : 1250 (3,5%)• – Moins touchées (-200 cas) o Kaffrine : 150 (0,4%)o Sédhiou 175 (0,5%)

Notre épidémie est passée par tous les stades : d’abord des cas importés, puis des cas secondaires, ensuite à une phase de transmission localisée et enfin dans une phase de transmission communautaire, phase dans laquelle nous sommes actuellement.Cas contact : 51% – Cas communautaires 47% – Cas importés 2%

STRATEGIENous avons adopté́ une stratégie dynamique qui a tenu compte de notre contexte local et des avancées scientifiques. Elle a donné́ des résultats salués par la communauté́ internationale. Stratégie a reposé́ sur 2 piliers : la résilience et la transparence dans la communication.Décentralisation des tests : 10 régions sur 14 (- Kaff, FK, LG, SD)Prise En ChargeMesures prisesFermeture écoles et université́ Interdiction transport inter région Port de masqueÉtat d’urgenceCouvre-feu• – Nous avons une responsabilité́ collective face à cette épidémie COVID-19
DR AMADOU SALL, INSTITUT PASTEUR »Pour ce qui est du diagnostic, l’Institut Pasteur de Dakar a effectué à ce jour 309721 tests et confirmé 27119 cas dans toutes les régions du Sénégal. Conformément à la politique de décentralisation de la riposte, l’Institut Pasteur de Dakar a, sur instruction du Ministère de la santé et de l’Action Sociale, ouvert des laboratoires de diagnostic de la COVID-19 à Touba, Kolda, Tambacounda, Kédougou, Matam, Ziguinchor, Richard Toll, Kaolack et Louga et mis en œuvre un plan de renforcement des capacités et de transfert progressif de compétences aux structures du Ministère de la santé.

Dans le domaine de la surveillance et l’évaluation de la circulation du virus, trois activités importantes ont été menées. Tout d’abord, la surveillance des infections respiratoires en général et de la COVID-19 en particulier a pu être menée par l’Institut Pasteur de Dakar avec le MSAS grâce au système de surveillance sentinelle 4S qui, à travers 20 sites communautaires et hospitaliers répartis dans les 14 régions du Sénégal. Il a permis de suivre l’évolution des tendances de la première et deuxième vague de COVID-19 à l’échelle locale mais aussi celle de la grippe saisonnière pour assurer un diagnostic différentiel.

Ensuite, une enquête nationale de séroprévalence et dans des populations cibles a été effectuée au mois d’Octobre et Novembre avec le MSAS et a permis de montrer qu’en moyenne 19% de la population a été exposée au virus SARS-CoV2 au Sénégal. Enfin, l’analyse génétique du virus aussi appelé surveillance génomique qui a commencé à l’Institut Pasteur de Dakar depuis le 5 mars 2020 et qui s’est poursuivi jusqu’à ce jour avec près de 800 souches analysées dans les différentes régions du Sénégal a permis de voir qu’il circule près de 27 lignées du virus de la COVID-19 qui, pour l’essentiel ont été introduite depuis l’Europe, l’Amérique et l’Afrique à partir de Dakar et se sont progressivement diffusées dans le reste de notre pays.

Tout cela Il a permis de suivre l’évolution des tendances de la première et deuxième vague de COVID-19 à l’échelle locale mais aussi celle de la grippe saisonnière pour assurer un diagnostic différentiel. »DR ANNETTE SECK NDIAYE de la PNA »L’acquisition a été facilitée par les flexibilités apportées par le décret 2020-781 du 18 mars 2020 portant dérogation au code des marchés publics pour les dépenses relatives à la lutte contre la COVID-19 dont les médicaments et produits essentiels pour éviter les éventuelles lenteurs administratives.Sur la base d’estimations de besoins, la PNA a acquis des médicaments et autres produits de santé destinés à la riposte mais aussi à la prise en charge des maladies autres que la COVID-19.

Il s’agit de :• Des produits de la COVID-19 : 7 490 904 091 F CFALes acquisitions ont été de natures différentes au fur et à mesure de l’évolution de la maladie particulièrement dans la deuxième vague avec des besoins spécifiques pour la prise en charge des cas graves et sévères avec notamment la forte demande en consommables des services de réanimation.- Autres médicaments essentiels : 8 372 967 462 F CFA.Toutefois, l’acquisition des produits spécifiques à la riposte n’a pas interrompu l’approvisionnement des produits hors COVID-19 dont les acquisitions se sont élevées à 6 462 095 289 F CFA. Il s’agit notamment des produits de santé destinés à la prise en charge des maladies chroniques »PR TANDAKHA NDIAYE DIEYE »Depuis l’administration de la première dose 35299 personnes ont été vaccinées ce qui nous donne environs 0,2% de notre population•  CES VACCINS COSNTITUE UN IMMENSE ESPOIR POUR L »HUMANITE•  PRES DE SENEGAL 0,2% de sa population, MAROC 10%, Seychelles58,2% , AF SUD 0,12%, Ile Maurice 0,3%, Zimbabwe 0,13%,Algérie, 0,00 ; Egypte 0,00 , Guinée 0,00 ; Ghana 0,00 ; Cote d’Ivoire 0,00 (11 pays Africains)ISRAEL 90%, UK 30%, France 7% , USA 23%CES VACCINS SONT FORTEMENT RECOMMANDES ET UTILISESDANS 107 PAYSNOUS N’OSERONS JAMAIS RECOMMANDER A NOS PARENTS NOS FRERES ET SŒURS CE QUI POURRAIT LES NUIRE, au contraire nous seront très peinés de vous regarder dominer par ce virus.Refusez de laisser le Covid prendre le dessus, vous 35299 avez une ARME REDOUTABLE QUI EST LA VACCIN…DE GRACE NE VOUS PRIVEZ SURTOUT PAS DE CETTE OUTIL QUE TOUT LE MONDE VEUT AVOIR, que toute est ENTRAIN DE S’ARRACHER »PR MAMADOU DIARRA BEYE Directeur SAMU »Un an déjà, depuis le premier cas importé au Sénégal.Le début a été difficile dans la prise en charge des cas sévères et graves en raison des moyens et du plateau technique insuffisants, de l’incompréhension de la maladie.Beaucoup d’efforts ont été faits dans tous les domaines pour adapter et renforcer la riposte au Sénégal.Au niveau du SAMU National (maillon important de cette riposte) : sur le numéro 1515,- un nombre de 142 680 alertes pour COVID ont été reçues.- La régulation médicale des transports médicalisés pour les patients atteints de COVID 19 et présentant des signes de sévérité ou des Facteurs de risque de gravité (sujets âgés, présence de comorbidités, présence d’une détresse vitale) : 13 662 cas- Les transports médicalisés pour patients graves réalisés par les SMUR du SAMU : 1127. D’autres transports ont été assurés par les ambulances de district, les ambulances du secteur privé. Parmi ces patients 985 étaient des cas graves.- L’âge moyen des patients pris en charge par le SAMU était de 64 ans (extrêmes : 8 ans et 101 ans)- Une détresse respiratoire était présente chez tous les patients pris en charge. Expliquant la mise en place d’une oxygénation précoce avec d’autres mesures de réanimation pendant le transport.- Concernant les lieux d’intervention : 28% des patients provenaient des Centres de santé, 26% des domiciles, 22% des EPS, 13% des Cliniques privées, 2% de l’aéroport.Concernant l’admission hospitalière : nette augmentation des lits de soins intensifs (lits avec monitorage et dispositif d’oxygénation simple) avec 284 lits dont 136 à Dakar et 148 dans les régions. Ces lits ont permis de prendre en charge les cas sévères.Pour les lits de réanimation aussi, 84 lits dont 40 à Dakar et 45 dans les régions, exclusivement dédiés à la prise en charge des cas graves COVID.Par ailleurs, on a noté aussi une bonne implication du secteur privé aussi bien au niveau du transport sanitaire que de l’hospitalisation des patients sévères.Malgré l’augmentation du nombre des décès ces derniers mois, la létalité est restée inférieure à 40% pour les admissions en réanimation et la létalité globale est de 2,5% ».

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