Construction du Port de Ndayane : le PAD à la recherche de 60 milliards FCFA pour le démarrage des travaux

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Le Port Autonome de Dakar (PAD) est à la recherche de 60 milliards de francs Cfa, afin de financer la réalisation du port de Ndayane. L’emprunt obligataire par appel public à l’épargne a été lancé il y’a une semaine. Le projet est une grande offensive qui va positionner le Sénégal comme un hub logistique et industriel pour l’Afrique.

D’après le Directeur général du Pad, Ababacar Sédikh Bèye, après trois années à la tête de l’institution pendant lesquelles son équipe et lui s’évertuaient à rétablir le déséquilibre et permettre une santé financière, aujourd’hui, le Pad, qui jouit d’une notation A-, peut aller sur le marché financier, non seulement pour rattraper le retard d’investissement accusé au niveau des infrastructures portuaires, mais aussi décongestionner la ville de Dakar. Les économistes estiment le coût de la congestion à environ 8% du Pib, soit beaucoup de ressources perdues. Pour délester Dakar de toute cette congestion et libérer l’économie nationale, la zone de Ndayane a été identifiée pour abriter un port de 4e génération. Il s’agit d’un port industriel avec de la valeur ajoutée pour générer beaucoup d’emplois.

Le Dg du Pad espère une réussite du projet qui est pour lui un chalenge, mais aussi un risque d’aller sur le marché financer pour lever 60 milliards de francs Cfa. Les travaux, qui vont démarrer à l’issue de l’appel public à l’épargne, vont permettre de réaliser des routes, tout ce qui est fibre, mais aussi tous les aménagements pour la zone industrielle portuaire capable de recevoir des entreprises d’exploitation.

Pose première pierre

Le Directeur général du Pad annonce la pose de la première pierre du port de Ndayane en 2021. L’infras­truc­ture portuaire sera à l’image des ports de Singapour, d’Ams­terdam, de Rotterdam. Le port de Rotterdam c’est 7% du Pib, 385 mille emplois, 12 mille hectares. Singapour c’est le cœur de l’économie.

«Les atouts qu’on voit à Singapour et à Rotter­dam, ce sont les mêmes atouts qu’on retrouve au Sénégal», indique M. Bèye avec nos confrères du journal Le Quotidien. Il ajoute : «L’enjeu c’est cela, si on ne transforme pas, si on ne crée pas de la valeur ajoutée, on ne crée pas de l’emploi. Si on continue d’importer, on relance l’économie des autres pays, on crée de l’emploi dans les autres pays.»

«Le port de Ndayane va hisser le pays au rang des ports de la sous-région et faire du Sénégal un hub logistique et industriel et servir les économies ouest-africaines et au-delà», a dit Cheikh Tidiane Diop, Directeur général du Trésor dans les colonnes du Quotidien.

La période de souscription de l’emprunt est d’un mois (du premier au 30 octobre 2020). Cette période pourra être prolongée, dépassée ou raccourcie en cas de besoin par l’émetteur. Les revenus liés aux obligations du Pad sont exonérés d’impôts sur le revenu pour les souscripteurs résidents au Sénégal.

Les investisseurs non résidentiels au Sénégal seront soumis à la législation fiscale sur le revenu des valeurs mobilières en vigueur dans leur pays de résidence au moment du paiement des intérêts. Le montant de l’émission est de 60 milliards de francs Cfa et la valeur nominale 10 mille francs Cfa, alors que le nombre de titres émis est de 6 millions d’obligations. Le taux d’intérêt est de 6,60% l’an et la durée de l’emprunt 7 ans dont deux ans de différé en capital, nous dit Le Quotidien.

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