Conseil national sur la pêche : les 39 coordonnateurs des Clpa affinent les angles

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En prélude du Conseil national sur la pêche annoncé par le président Macky Sall le 31 mars dernier lors du Conseil des ministres, les 39 coordonnateurs des Clpa se sont rencontrés pour affiner les angles. 
Prévu en fin mai, avec aussi une stratégie de relance en début juin, il était opportun pour les présidents de Conseils locaux de pêche artisanale (Clpa) de concocter les voies qui devraient permettre de prendre à bras le corps les problèmes du secteur.

Trois points importants ont été soulevés par les coordonnateurs de Clpa, notamment la rareté des ressources, la sécurité en mer et la mise en place de la carte de pêcheur.

« C’est comme si on avait banalisé la mort du pêcheur. Combien de pêcheurs meurent en mer ?  Et on ne fait qu’une annonce, il y a un pêcheur mort en mer. Pourquoi on ne situe pas les responsabilités par rapport à ça ? Quelle est la responsabilité de l’État, du pêcheur, de l’administration des pêches ? On devrait dire halte à la mort du pêcheur en mer », a martelé le président du réseau national des Clpa, Abdoulaye Ndiaye. 

Un autre point non moins important est la recherche pétrolière et gazière en milieu marin. S’il y a quelqu’un qui est impacté, c’est le pêcheur et toutes les communautés de pêche, estime Abdoulaye Ndiaye. 

« Qu’est-ce qui est prévu pour eux ? On a mis en place de très grands comités sans  un représentant des pêcheurs. Sinon nous l’ignorons. Avant de sortir une goutte de pétrole, il faut que le président nous dise ce qui est réservé à ce secteur dans les recherches pétrolières et gazières. Les impacts négatifs retomberont sur les communautés de pêcheurs », a-t-il fait savoir.

Comme tout corps de métier, les pêcheurs veulent aussi leur sécurité. Quoi de mieux qu’une carte de pêcheur pour cela. Selon, le président du réseau des Clpa, la carte permettrait de connaître qui est pêcheur et qui ne l’est pas. 

« Combien de pêcheurs y a-t-il au Sénégal ?
Qu’est-ce qui empêche aujourd’hui le ministère des Pêches comme il a fait avec les cartes de mareyeurs de doter tous les pêcheurs et toutes les femmes transformatrices de carte de métier? Il faut qu’on sécurise tout ce monde, qu’on leur montre qu’ils sont des Sénégalais et que le secteur occupé est stratégiquement économique. La sécurisation de notre métier, c’est ce qui nous importe », assure-t-il.

Il ajoute : « Depuis 40 ans, on nous dit que le Sénégal à 600.000 pêcheurs. Personne n’est mort, personne n’a augmenté ! Aujourd’hui on ne maîtrise pas l’effort de pêche parce qu’on ne sait pas combien de pêcheurs il y a « , déplore M. Ndiaye. 
Autant de préoccupations que les coordonnateurs de Clpa ont disséquées afin que des solutions pérennes et durables puissent être trouvées.

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